Des yeux si verts que l'on si perd, une petite tête blonde et un corps fin comme une liane: Noémie Lenoir, égérie de «L'Oréal», est arrivée ce mercredi à Cannes. L'entretien avec 20 Minutes est son avant-dernière interview de la journée. Avant, d'autres journalistes lui ont posé les mêmes questions qu'on va lui poser à notre tour. Avant de commencer, celle qui a joué dans «Astérix et Cléopâtre», «Gomez et Tavares» et le futur «Rush Hour3» a envie d'une cigarette, les siennes sont dans sa chambre, un coiffeur lui en donne une, très longue, très blanche. Elle demande si cela me dérange qu'elle fume et attends ma réponse avant de l'allumer. Elle fixe la cigarette, puis me regarde, dit qu'elle a l'air con avec une clope comme ça, qu'elle préfère les normales.
Puis elle attrape son sac à main pour prendre un chewing-gum car elle «adore fumer en mâchant».
La discussion dérive sur les malabars. Il se trouve que j'ai un malabar dans mon sac. Je le lui offre, avec le tatouage qui va avec («pour (son) fils» dit-elle), car on est comme ça, chez 20 Minutes, généreux. En retour, elle m'offre un chewing-gum à la menthe. Et voilà, on est les meilleures copines du monde! Enfin... on n'est visiblement pas sa seule copine. «Vous êtes vraiment très belle, glisse à Noémie Lenoir une chambriste de l'hôtel. Et vous êtes très authentique en plus, pas comme les autres».
Jolie déclaration. Cela vous fait plaisir?
Oui, surtout venant d'une femme. Les femmes sont plus sincères, leurs compliments me touchent davantage que ceux des hommes, qui m'intéressent peu.
Votre fiancé s'appelle Claude Makelele. Il est footballeur en équipe de France. Et vous, vous êtes fan de foot ou pas du tout?
Je vais dire d'avance pardon à mon chéri mais, en réalité, je ne regarde jamais les matchs de foot. Le seul match auquel j'ai assisté, c'était France-Italie, lors de la Coupe du Monde 2006, et ils ont perdu, alors bon... En général, quand Claude joue, il me téléphone en fin de match pour me donner le score.
Connaissez-vous la série télévisée «Femmes de footballeur», l'histoire de blondes (pour la plupart) qui dépensent (beaucoup) l'argent de leurs joueurs de maris et qui servent (plus rarement) de supportrices?
Bien sûr! J'adore cette série. Je l'ai découverte en Angleterre alors que je faisais des photos pour un catalogue britannique. C'est Robert, le coiffeur, qui m'avait offert la série en DVD.
Etes-vous une femme de footballeur du même type que celles de la série?
Evidemment (rires)! Je joue la femme de footballeur à la maison. Avez-vous vu mes diamants? (elle montre la bague à sa main). Et en plus, je parle six langues... quand je dors.
Vous imitez bien la femme de footballeur. En plus, vous êtes devenue blonde...(Noémie glousse grassement) ça va comme rire de blonde, ça?
Non, sérieusement, cette série est une caricature, il n'y a presque aucun point commun. Vous savez, je gagne ma vie, je ne demande pas à mon mec de me payer une robe. Par ailleurs, j'ai eu de la chance de trouver un footballeur comme Claude, qui a su rester simple.
Et de temps en temps, ne prenez-vous pas la grosse tête?
Je l'ai prise à mes débuts. C'est dingue comme les gens qui commencent à être connus pètent soudain plus haut que leurs fesses. Mais ma mère m'a vite remise sur les rails. Elle m'a laissé en plan après un shooting alors qu'on était toutes les deux dans le RER à Paris. Ensuite, elle ne m'a plus parlé pendant trois mois. Cela m'a fait redescendre. Maintenant, je suis comme avant...
Propos recueillis par Alice Antheaume (à Cannes)